Infos pratiques

Les groupes ont lieu une fois par mois, le dimanche, de 9h00 à 19h00.

Vous pouvez me joindre pour plus de renseignements :
Sophie Vincendeau
1 rue des Montiboeufs
75020 Paris
(M° Porte de Bagnolet)
+33 6 15 22 97 80
contact@sophie-vincendeau.com

« Il faut parfois du temps pour que la relation se retisse pour dépasser la souffrance et laisser place à une relation différente. Il faut surtout parfois ne pas hésiter à faire appel à un professionnel tiers qui va pouvoir accompagner la famille sans prendre parti, sans juger, pour que les rancœurs se disent, pour que le conflit soit géré dans cet espace de confidentialité. » Jocelyne Dahan Janvier 2007.

La médiation familiale est un métier au service des familles et des personnes en vue de restaurer ou préserver les liens familiaux et/ou à prévenir les conséquences d'une éventuelle dissociation du groupe familial, déconstruire, construire ou reconstruire une relation familiale quelconque.

La médiation familiale propose une autre voie dans le règlement de conflits souvent difficiles comme les ruptures, séparations et divorces, les successions conflictuelles ou encore les conflits vous empêchant de voir vos enfants ou petits-enfants. Elle permet de restaurer la communication et d'aider les personnes d'une même famille à trouver conjointement des solutions, avec l'aide d'un tiers qualifié et impartial : le médiateur familial.

La médiation familiale cherche à instaurer une meilleure communication au sein de la famille (couple ou tous les membres de la famille) de façon à résoudre les conflits sans intervention de la justice. La Loi sur le divorce (2004) encourage la médiation familiale, et autorise le juge, après accord des parties, à ordonner la rencontre d'un médiateur pour un entretien gratuit (art 373-2-10 du Code Civil). Le juge peut proposer une médiation lorsque les parents ne communiquent plus ou ne parviennent pas à s’entendre sur l'organisation des conséquences de la séparation : modalités de l'exercice de l’autorité parentale conjointe, contribution à l'entretien et à l'éducation, lieu de résidence des enfants, droits de visite et d’hébergement, liquidation du patrimoine etc.

La médiation familiale est une solution alternative pour vous aider à sortir d’un conflit. Dans un cadre sécurisant, confidentiel, vous allez pouvoir échanger sur vos différences  de point de vue, dans l’écoute et le respect de l’autre.

Le médiateur familial professionnel vous accompagnera tout au long des entretiens jusqu’à la réalisation concrète de votre projet commun avec :

  • Un cadre sécurisant sans aucun jugement de valeur ;
  • Une écoute et une clarification vos besoins en toute impartialité, neutralité et confidentialité ;
  • Une aide à apaiser le conflit ;
  • Une possibilité de sortir de l’impasse en vous permettant de vous parler, vous écouter.

Le médiateur familial accueille, ne recueille pas : il n’est pas dépositaire des paroles, il est un tiers bienveillant, un accompagnateur du changement des difficultés que vous venez lui confier. Le recueil est une activité qui relève de l'expertise (enquête sociale, audition…).

A quel moment faire appel à la médiation familiale ?

  • A tout moment d’une séparation ou d’un conflit familial susceptible d’entrainer une rupture de liens ;
  • Dès que vous vous posez la question du maintien de la vie conjugale ;
  • Avant ou pendant la séparation : « pour faire le point » et préparer le futur ;
  • Dans toutes les situations intergénérationnelles et successorales.

Comment ça se passe ?

C’est vous qui décidez de faire un travail de médiation et vous pouvez choisir le médiateur avec lequel vous vous sentirez le plus en confiance. La médiation familiale peut également, avec votre accord, être ordonnée par le juge aux affaires familiales (loi du 8 février 1995). A ce jour de nombreux tribunaux ont en leur sein des permanences d’information à la médiation familiale. Les entretiens durent de 1h 30 à 2h environ. Des accords peuvent être élaborés si vous en ressentez le besoin. Ils peuvent faire l’objet d’un projet d’entente qui peut être homologué par le juge aux affaires familiales (JAF).  Dans tous les cas, la médiation ne peut commencer que si les personnes concernées sont présentes et ont donné leur accord.

Son public

La médiation familiale s'adresse aux personnes mariées ou non, pacsées, en situation de rupture, de séparation, ou en voie de l'être et aux familles recomposées. Elle peut être investie à tout moment : avant, pendant ou après une rupture ou un divorce, en cours de procédure judiciaire, lors d'une rupture (mariage ou non)…

Divorce et séparation

  • Entre conjoints ;
  • Compagnons quel que soit l’état de l’union ;
  • Entre parents et nouveaux compagnons ;
  • Entre parents lors de déplacements illicites d’enfants au plan européen ou international ;
  • Entre les membres d’une famille recomposée, homoparentale, monoparentale, adoptive.

Intergénérationnelle

  • Entre parents vieillissants et leurs enfants ;
  • Entre grands parents et petits enfants ;
  • Entre parents et enfants majeurs ;
  • Entre parents et adolescents.

Succession

  • Entre frères et sœurs à l’issue du décès de leurs parents ;
  • Entre les personnes concernées par une succession.

Protection de l’enfance : contexte de protection de l’enfance et de l’adolescence

  • Entre familles d’accueil et familles d’origines.
  • Entre les jeunes et leurs familles.

L’enfant en médiation

Certains médiateurs reçoivent des enfants en médiation familiale. Le médiateur familial fera très attention à ne pas procéder à une audition de l'enfant mais bel et bien à l'accueil de sa parole. Il tiendra à cœur son rôle de médiateur pour veiller à ne pas confronter l'enfant à un conflit de loyauté et veillera, par un jeu de questions ouvertes, à accueillir ses besoins et ses ressentis. Il est important de préciser aux parents que ce n'est pas l'enfant qui va décider de son avenir mais bel et bien eux-mêmes sur le travail qu'ils vont effectuer quant aux besoins et intérêts de leur enfant. Il est préférable que le médiateur familial reçoive au préalable l'enfant seul pendant 45 à 60 minutes selon l'âge, qu'il discute avec lui de ses besoins, de ses ressentis, puis qu'il demande à l'enfant ce qu'il a besoin d'exprimer à ses parents, ce qu'il souhaite que le médiateur l'aide à formuler, mais également ce qu'il souhaite que le médiateur n'aborde pas avec les parents. La séance suivante peut se dérouler en présence des parents et de l'enfant, mais le médiateur familial se doit d'expliquer sa démarche d'accueil de la parole. Il n’est pas concevable de faire venir un enfant en médiation si le conflit entre les parents n’est pas un minimum apaisé.

L'accord de médiation

À l'issue du processus de médiation, les décisions prises pourront être consignées dans un protocole d'accord ou bien rester orales. Cela dépendra des choix faits par les protagonistes. Si ce protocole ou convention est rédigé en vue d'une homologation par le JAF, il devra cependant être écrit et cosigné par les médiés. Remarque : cette demande d'homologation auprès du JAF peut être saisie en dehors de toute procédure.

Les autres courants de la médiation

Le champ de la médiation familiale se diversifie de plus en plus : du divorce/séparation, qui représente encore la majorité des situations, nous sommes passés à la médiation intergénérationnelle, la médiation de succession, la médiation familiale internationale, la médiation en protection de l’enfance, la médiation d’entreprises familiales, etc…

Médiation transformative

Une approche relativement récente de la médiation, développée aux Etats-Unis par R. A. Baruch Bush. Les “concepts clef” de la médiation transformative sont l’”empowerment” et la reconnaissance. Ce courant de médiation peut être utilisé dans tous les domaines de la médiation.

Médiation conjugale

La médiation conjugale : espace de gestion de conflit et d’apprentissage à une communication constructive pour le couple. Je reprendrais le processus définit par Marianne Souquet dans son article sur la médiation conjugale : http://www.mariannesouquet.com/ressources/articlesCVMS/8.articleAPMFmedconjugalefinal2.pdf